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La course à pied, c'est bien plus que des jambes qui bougent et un cardio qui s'améliore. Ce que vous mettez dans votre assiette, avant, pendant et après vos sorties, influence directement votre énergie, votre récupération et votre plaisir de courir. Bien manger ne veut pas dire suivre un régime compliqué : ça veut dire comprendre quelques principes simples et les adapter à votre réalité de coureur québécois.
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Dans cet article, on démystifie la nutrition du coureur du début à la fin d'un entraînement. On parle des bases, du timing des repas, des gels et des glucides pendant l'effort, de la fameuse récupération et de la charge en glucides avant un marathon. Rien de sorcier, juste des repères concrets. Gardez en tête que chaque corps est différent : ce texte donne des balises générales et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de la santé ou d'une nutritionniste.
Avant de parler de gels et de collations, il faut comprendre les grandes familles de nutriments. Chacune joue un rôle distinct pour le coureur, et aucune n'est à diaboliser.
Les glucides sont la principale source d'énergie pendant l'effort. Votre corps les emmagasine sous forme de glycogène dans les muscles et le foie. Plus vos réserves sont pleines, plus vous tenez longtemps avant de frapper le fameux « mur ». Pour un coureur actif, les glucides devraient occuper une place importante dans l'alimentation quotidienne. On les retrouve dans les pâtes, le riz, les patates, le pain, les céréales, les fruits et les légumineuses.
Les protéines ne servent pas seulement aux culturistes. Après un effort, elles réparent les micro-déchirures musculaires et favorisent l'adaptation à l'entraînement. Les sources québécoises abondent : oeufs, poulet, poisson, tofu, yogourt grec, fromage, légumineuses et noix. Un apport réparti sur la journée est généralement plus utile qu'une seule grosse portion.
Les bons gras (huile d'olive, avocat, noix, poissons gras) soutiennent l'énergie de longue durée, l'absorption de certaines vitamines et la santé générale. On les consomme surtout en dehors des fenêtres d'effort intense, car ils digèrent lentement. Inutile de les craindre : ils font partie d'une alimentation équilibrée.
L'eau régule la température, transporte les nutriments et permet à tout le système de fonctionner. Une déshydratation même légère peut nuire à la performance et au confort. On y revient plus loin, mais retenez déjà que boire régulièrement dans la journée, pas seulement pendant la course, fait une vraie différence.
Le repas ou la collation avant l'effort a un objectif simple : remplir le réservoir sans alourdir la digestion. Le timing et le choix des aliments comptent autant que la quantité.
Pour les sorties matinales très courtes (moins de 45 minutes), plusieurs coureurs partent le ventre presque vide sans problème. Pour les efforts plus longs ou intenses, un peu de carburant avant améliore nettement le ressenti. Si vous voulez estimer vos besoins énergétiques quotidiens, notre calculateur de calories donne un bon point de départ.
Pour la majorité des sorties de moins de 60 à 75 minutes, l'eau suffit et vos réserves de glycogène font le travail. C'est au-delà de cette durée que la stratégie de ravitaillement devient importante.
Sur une longue distance, l'objectif est de fournir un apport régulier de glucides pour retarder l'épuisement des réserves. Les repères généralement cités :
Ces quantités se prennent en petites doses réparties, pas d'un seul coup. L'important est la régularité : mieux vaut commencer à se ravitailler tôt plutôt que d'attendre d'avoir « le mur » devant soi.
Peu importe le produit, la règle d'or reste la même : on teste tout à l'entraînement, jamais le jour de la course.
La récupération commence dès que vous arrêtez de courir. Bien manger après l'effort aide vos muscles à refaire leurs réserves et à se réparer, surtout après une sortie intense ou longue.
On parle souvent d'une fenêtre de 30 à 60 minutes après l'effort où le corps est particulièrement efficace pour reconstituer le glycogène et amorcer la réparation musculaire. Cette fenêtre est surtout cruciale quand vous enchaînez deux entraînements rapprochés. Pour un coureur récréatif qui court une fois par jour, l'essentiel reste de bien manger dans les heures qui suivent, sans stress excessif sur le chronomètre.
Une collation ou un repas de récupération efficace combine glucides (pour refaire les réserves) et protéines (pour réparer les muscles). Un ratio souvent suggéré tourne autour de 3 à 4 portions de glucides pour 1 de protéines. Quelques idées simples :
L'hydratation ne se limite pas à boire quand on a soif. Sur les longues distances et par temps chaud, on perd aussi des électrolytes, principalement du sodium, par la sueur.
Attention à l'excès inverse : boire trop d'eau pure sur une très longue distance, sans électrolytes, peut aussi causer des problèmes. L'équilibre, encore une fois, est la clé.
La fameuse « charge en glucides » (ou carbo-loading) consiste à augmenter ses réserves de glycogène dans les jours précédant une course longue, typiquement un marathon. L'idée n'est pas de manger deux fois plus, mais d'augmenter la proportion de glucides tout en réduisant le volume d'entraînement.
Le fameux « souper de pâtes » de la veille est agréable et symbolique, mais la charge se construit sur plusieurs jours, pas en un seul repas gargantuesque.
Pas besoin de produits importés hors de prix pour bien se ravitailler. Le Québec regorge d'options simples et efficaces :
Vous cherchez du matériel, des gels ou des conseils sur mesure? Faites un tour du côté de nos boutiques spécialisées un peu partout dans la province. Et pour vous fixer un objectif concret, jetez un oeil au calendrier des courses : une date de course, c'est souvent la meilleure motivation pour peaufiner sa préparation, nutrition comprise.
Bien manger pour courir n'a rien de compliqué : des glucides pour le carburant, des protéines pour réparer, une hydratation régulière et surtout une stratégie testée à l'entraînement. Adaptez ces repères à votre corps, vos distances et vos préférences, et n'hésitez pas à consulter une nutritionniste si vous visez un objectif ambitieux. Prêt à mettre tout ça en pratique? Trouvez votre prochain défi dans le calendrier des courses au Québec et transformez votre préparation en performance.
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Photo : Pexels